14/12/2007

Belgique - Abbaye de Maredsous - octobre 2007

www.maredsous.be

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En 1872, des moines venus de Beuron fondent Maredsous, non loin de la vallée de la Molignée.
Le style néo-gothique caractérise les constructions.
L'abbaye, c'est-à-dire l'église et les bâtiments groupés en un grand quadrilatère, constitue le coeur de Maredsous.
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C'est là qu'une grande partie de la vie des moines se déroule.
Cet espace n'est pas accessible au public. Seuls, le centre d'accueil, l'église abbatiale et le centre Grégoire Fournier sont ouverts au public.
Ordre religieux: Bénédictin.
Promenades balisées.
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Monastère fondé au dix-neuvième siècle, Maredsous dépend d'un passé bien plus lointain. Plus que millénaire, en réalité.
Les moines de Maredsous sont des bénédictins car ils suivent une règle vie composée par Saint Benoît  (en latin = Benedictus; d'où bénédictins, pour désigner ses disciples).
Saint Benoît n’a pas inventé la vie monastique, sa règle est héritière de toute une tradition.
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Depuis le Moyen Age, c'est par milliers que se créent, dans toute l'Europe, des monastères d'hommes (moines) et de femmes (moniales) pratiquant la règle bénédictine.
Périodiquement ces monastères sont réformés, réorganisés en vue d'un retour à la pratique plus fidèle de la règle et d'une adaptation à un monde qui change.
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Parmi ces mouvements de restauration, citons, par exemple, l'abbaye de Cluny, pour le début du dixième siècle, et, deux siècles plus tard, celle de Cîteaux, toutes deux en Bourgogne.
A la fin du dix-huitième siècle, sur le territoire correspondant à la Belgique actuelle, il y a une cinquantaine de monastères bénédictins (voir carte ci-dessus), sans compter les monastères cisterciens.
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Mais, suite à la Révolution française, monastères et maisons religieuses sont supprimés, dans nos régions; ils sont vendus et, pour la plupart, détruits.
Les moines survivants — certains d'entre eux ont racheté les bâtiments de leur ancienne abbaye éprouvent les plus grandes difficultés à reconstituer des communautés avec d'anciens religieux vieillissants.
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La solution est ailleurs, dans des fondations nouvelles, qui se développeront progressivement durant les dix-neuvièmes et vingtièmes siècles. DSC02376

 

Aujourd'hui, l'espace belge a retrouvé une trentaine de monastères bénédictins. Maredsous se situe dans ce renouveau.DSC02377

 

Le premier contact du visiteur avec Maredsous s'effectue sur l'esplanade; lieu d'accueil.
Pour Saint Benoît, l’accueil est une mission essentielle des moines : Tous les hôtes qui surviennent seront reçus au monastère comme le Christ. Lui-même, en effet, dira un jour : "J’étais un étranger et vous m’avez reçu." Que l’on rende à chacun l’honneur qui lui est dû surtout aux frères dans la foi et aux pèlerins. Que l’on consacre une sollicitude spéciale à la réception des pauvres car, en eux, plus qu’en d’autres, c’est le Christ qu’on reçoit».
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L’accueil, tel que les moines le pratiquent aujourd’hui, se fait toujours dans l’esprit même de Saint Benoît : établir un contact authentique entre celui qui franchit la porte du monastère et les moines qui y vivent. DSC02379

 

Passé le seuil de l’abbaye, on pénètre dans la porterie, ouverte tous les jours de 8 h. à 21 h.
Là, le portier accueille le visiteur, et le dirige selon ses diverses demandes : hôtellerie, pèlerinage, contact avec un moine.
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Passée la porterie, on se trouve dans l’aile ouest du cloître.
Le cloître forme un carré de 50 mètres de côté. Il relie entre eux tous les bâtiments de l’abbaye.
Au centre, le préau du cloître, où bruisse une fontaine.
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L’aile nord du cloître donne accès à l’église. DSC02385

 

L'aile est comprend deux salles importantes à la fois par leur fonction et par leur beauté : la sacristie et la salle du chapitre.DSC02387

 

On arrive enfin dans l’aile sud comprenant divers locaux communautaires et le réfectoire.
Ce dernier se présente comme une vaste salle aux proportions harmonieuses, éclairée par de hautes fenêtres.
Là, les moines prennent leurs différents repas.
Les hôtes peuvent y participer.
La plupart des repas se déroulent en silence, et durant celui de midi, un moine lit un ouvrage d’histoire ou de spiritualité.
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Belgique - Abbaye de Maredret - octobre 2007

www.maredret.be

Maredret est un petit village de 360 habitants (189 femmes et 171 hommes au 01/01/2005) situé dans le Condroz occidental, région géographique de Wallonie (Belgique).
Que vous soyez habitant de Maredret ou visiteur, vous découvrirez un village authentique dont la plupart des maisons sont construites en pierres du pays, extraites durant des siècles des carrières locales.
Maredret est un petit joyau serti dans la vallée de la Molignée, affluent de la rive gauche de la Meuse. La région de la Molignée est réputée pour la beauté de ses paysages et ses richesses naturelles.
Maredret est aussi connu comme village artisanal.
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L'abbaye de Maredret ne se visite pas mais les moniales bénédictines vous donnent la possibilité d'y passer quelques jours de recueillement ou de prière ou encore d'y effectuer un séjour, seul(e) ou en groupe.
L'abbaye de Maredret est particulièrement spécialisée dans l'art de l'enluminure gothique appliquée notamment à de nombreux documents illustrant les grands moments de la vie de tout un chacun : baptême, confirmation, profession de foi, mariage et funérailles. L'imagerie religieuse y tient également une place importante ainsi que l'artisanat et les produits du terroir.
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La fondation de cette abbaye des Saints Jean et Scholastique s'inscrit dans le renouveau monastique du 19ème siècle. C'est sous l'impulsion d'Agnès de Hemptinne que naquit le projet d'établir une fondation de moniales bénédictines à Maredret. La première pierre de l'abbaye fut posée le 5 août 1891 sur un terrain offert par la famille Desclée. La construction s'étala de 1891 à 1936. Cet important ensemble de style néo-gothique, en pierre de taille et moellons de calcaire sous toitures d'ardoises, est situé sur une des collines surplombant le village de Maredret et la vallée de la Molignée. L'église fut construite de 1898 à 1907 par l'architecte gantois A. Van Assche. Le mobilier et les vitraux sont remarquables. Les bâtiments claustraux sont dus aux architectes Enseval, Pequet, Soreil et Durieu. Le domaine, d'une quinzaine d'hectares, est entouré d'un haut mur d'enceinte de moellons, orné de 2 tours de style médiéval.DSC02427

 

L'ensemble du site de l'abbaye comprend aussi diverses dépendances situées à l'extérieur, non loin de ce mur d'enceinte. Le clos Saint-Jean (autrefois villa Saint-Jean) et, tout proche, le Clos Saint-Pierre (autrefois "La maison du Jardinier" puis la villa Sainte-Scholastique) construits tous deux en 1892 par l'architecte G. Soreil. Le Clos Saint-Pierre fut agrandi en 1933 pour devenir durant de nombreuses années le centre d'accueil des hôtes (architecte : Frère Maubert - dessin des plans. Conduite des travaux : Abbesse Cécile de Hemptinne).DSC02428

 

La chapelle Notre-Dame de Grâce, au bas de la colline, côté sud, abrite une copie de l'image miraculeuse de Notre-Dame de Grâce, vénérée à Berzée depuis 1909. La construction de cet oratoire réalisé en pierres d'une carrière de Denée s'étala de 1931 à 1938. Architecte : Lambotte, entrepreneur.DSC02431

 

La fondation de cette abbaye des saints Jean et Scholastique s'inscrit dans le renouveau monastique du XIXe siècle. C'est sous l'impulsion d'Agnès de Hemptinne que naquit le projet d'établir une fondation de moniales bénédictines à Maredret. La première pierre de l'abbaye fut posée le 5 août 1891 sur un terrain offert par la famille Desclée.DSC02430

 

La construction s'étala de 1891 à 1936. Cet important ensemble de style néo-gothique, en pierre de taille et moellons de calcaire sous toitures d'ardoises, est situé sur une des collines surplombant le village de Maredret et la vallée de la Molignée.
L'église fut construite de 1898 à 1907 par l'architecte gantois Auguste Van Assche. Le mobilier et les vitraux sont remarquables. Les bâtiments claustraux sont dus aux architectes Enseval, Pequet, Soreil et Durieu.
Le domaine, d'une quinzaine d'hectares, est entouré d'un haut mur d'enceinte de moellons, orné de 2 tours de style médiéval.
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L'ensemble du site de l'abbaye comprend aussi diverses dépendances situées à l'extérieur, non loin de ce mur d'enceinte. Le clos Saint-Jean (autrefois villa Saint-Jean) et, tout proche, le clos Saint-Pierre (autrefois "La maison du Jardinier" puis la villa Sainte-Scholastique) construits tous deux en 1892 par l'architecte G. Soreil. Le clos Saint-Pierre fut agrandi en 1933 pour devenir durant de nombreuses années le centre d'accueil des hôtes (architecte : Frère Maubert - dessin des plans. Conduite des travaux : Abbesse Cécile de Hemptinne).DSC02426

 

L'abbaye de Maredret est particulièrement spécialisée dans l'art de l'enluminure gothique appliquée notamment à de nombreux documents illustrant les grands moments de la vie de tout un chacun : baptême, confirmation, profession de foi, mariage et funérailles. L'imagerie religieuse y tient également une place importante ainsi que l'artisanat et les produits du terroir.DSC02422